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Éthique|Diversité|Développement durable

Nuit des Valeurs : quand l’EM Strasbourg invite ses étudiants à réfléchir à la société de demain

Publié le 11 avril 2019, Mis à jour le 15 avril 2019

Une nouvelle édition de la Nuit des Valeurs de l’EM Strasbourg Business School a permis à ses étudiants, début avril, de réfléchir à la société et à l’entreprise de demain. Un travail de prospection et d’introspection rythmé, une soirée durant, par les interventions d’acteurs de la RSE en entreprise, par le témoignage d’un éco-explorateur et par l’organisation d’un défi créatif destiné à stimuler leur réflexion. Leur participation à cet événement compte pour partie dans leur évaluation finale.

C’est un point de passage obligé pour tout étudiant de l’EM Strasbourg Business School. La Nuit des Valeurs illustre en effet parfaitement la philosophie de l’école qui a fait de la sensibilisation à la responsabilité sociale et sociétale des entreprises et des organisations une composante majeure de ses programmes, toutes filières confondues. « À travers la Nuit des Valeurs, nous démontrons que nous ne sommes pas que dans du déclaratif », témoigne Joannice Haenel, chargée de mission RSO/3 valeurs de l’école, « nous souhaitons que les étudiants prennent conscience des enjeux sociétaux et environnementaux qu’ils rencontreront dans leur parcours professionnel. C’est bel et bien la mission de l’EM que d’aller sur ces terrains de la diversité, de l’éthique et du développement durable. » Le programme de la soirée avait donc été construit autour de cet objectif.


Ancrer les entreprises et les managers dans la réalité


Autour d’Herbert Castéran, directeur général de l’EM Strasbourg, Caroline Creven-Fourrier, responsable diversité et inclusion de Syngenta, Raphaëlle Vogel, fondatrice du cabinet de conseil en RSE Stepping Stones et Francis Kurz, dirigeant de la société Algae Natural Foods ont ainsi partagé leur vision de la responsabilité sociale des organisations. « Il s’agit d’ancrer l’entreprise dans la réalité sur des questions de diversité comme l’égalité femmes/hommes, le handicap ou encore le respect des religions », détaille Caroline Creven-Fourrier. De son côté, Francis Kurz a fait le choix d’implanter son entreprise, qui fait pousser des microalgues alimentaires, au Port du Rhin. Un choix rationnel : « Nous le faisons en utilisant une énergie, de l’eau chaude, émise par une autre entreprise pour laquelle elle n’est plus qu’un déchet », explique-t-il. Une démarche de développement durable à travers l’économie circulaire qui met en œuvre l’intelligence collective et qui est profitable du point de vue économique.


La RSE créatrice de valeur(s)


[legende-image]5713[/legende-image]Les différents intervenants ont tous souligné la capacité de l’entreprise à créer de la valeur quand elle a un comportement responsable. « Lorsque la RSE est intégrée aux fonctions et à la stratégie de l’entreprise, vous êtes en capacité d'apporter des réponses satisfaisantes aux exigences de vos parties prenantes. Vos décisions ont du sens, vous êtes en capacité d’action, vous vous différenciez de vos concurrents, vos collaborateurs sont motivés et vous renforcez votre attractivité », explique Raphaëlle Vogel, « sans oublier qu’il y a un retour sur investissement mesuré en moyenne à 13 % ! ». De son côté, Herbert Castéran a rappelé les risques liés à une non-prise en compte de la RSE par les organisations aujourd’hui : « Ils se situent à trois niveaux. D’abord en termes RH, avec le risque de décevoir les collaborateurs, ensuite en termes d’image car les entreprises sont exposées au scandale, enfin en termes de produit ». Il a en effet été démontré que la qualité perçue d’un produit avant puis après la survenance d’un scandale a un impact négatif sur sa qualité perçue par les clients avec le risque d’un effondrement des ventes.

La cause avance mais le chemin est encore long pour convaincre tous les dirigeants d’embrasser pleinement et simultanément les valeurs d’éthique, de diversité et de développement durable. « Les dirigeants n’ont pas à choisir entre la performance et la RSE », témoigne Raphaëlle Vogel, « c’est leur vision globale, tenant compte de tout leur écosystème, qui les rendra performants et qui leur permettra de s’adapter aux grandes évolutions en cours comme la mondialisation, le numérique, l’épuisement des ressources ou l’évolution des modes de consommation ». À condition de ne pas verser dans un simple effet d’affichage ou de saupoudrer quelques notions de ces valeurs ici et là dans l’entreprise. « Cela doit pleinement intégrer son ADN », tranche Caroline Creven-Fourrier. « À nous de former des managers certes compétents et agiles, mais aussi responsables et capables de prendre la mesure de chacun de leurs choix et de leurs décisions, d’en comprendre l’impact au-delà de l’entreprise », conclut Herbert Castéran.

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Défi Créatif : quand les étudiants interprètent les Valeurs


[legende-image]5710[/legende-image]Certains observateurs y voient une ruche. D’autres une fourmilière ou un atelier d’artiste géant. Dans tous les cas, ils parlent bien des locaux de l’EM Strasbourg un soir de Nuit des Valeurs. Quelques instants plus tôt, les 1.000 étudiants qui y participent ont été invités, par groupes d’une douzaine, à plancher sur l’une ou l’autre des trois valeurs, diversité, éthique ou développement durable, avec une base commune : un grand arbre en carton à la symbolique forte et un kit de peinture, feutres, colle, rubans adhésifs colorés, laine, tissu…

« On vous invite à être créatif, saisissez cette chance ! », les a invectivés l’explorateur Raphaël Domjan, présent pour donner le coup d’envoi. Amphi, salles de cours et couloirs bruissent donc de cette animation hors norme : brainstormings en français et en anglais, coups de ciseaux, de pinceaux, pliages et collages. Petit à petit les arbres poussent, colorés, originaux, inattendus mais porteurs de l’idéal de chaque groupe. Le tout dans une ambiance plutôt décontractée, ponctuée d’éclats de rire au sein des équipes qui parfois réunissent des élèves qui ne se connaissaient pas quelques instants plus tôt. Chaque arbre ainsi imaginé doit donc témoigner de leur interprétation de la valeur qui leur a été attribuée. Les messages invitant au respect de la planète, à l’acceptation de nos différences, à la quête d’égalité et contre le racisme fleurissent dans un esprit d’ouverture et de tolérance. Une vision globalement partagée par tous les étudiants, qu’ils défendent dans leur projet plus spécifiquement la valeur d’éthique, celle de la diversité ou encore du développement durable. 

S’il est ludique, cet exercice est aussi un moyen de comprendre l’universalité et l’importance de ces valeurs portées par l’École de Management de Strasbourg et un bon vecteur pour inscrire durablement le message dans l’esprit de ses étudiants. Le souvenir de cette soirée exceptionnelle devrait en tout cas les accompagner longtemps, jusque dans leur parcours professionnel. C’est tout l’objectif.


Une soirée qui ouvre l’esprit


Étudiante en deuxième année de PGE à l’EM Strasbourg, Charlotte Bilz revient sur cette Nuit des Valeurs, qui l’a confortée dans ses convictions et son souhait de rejoindre une entreprise engagée dans la voie du développement durable.

La vocation pédagogique de la Nuit des Valeurs trouve son illustration dans le témoignage de Charlotte Bilz. « Je voulais apprendre des choses nouvelles, entendre le discours des entreprises sur la question de la RSE, comment elles intègrent le développement durable dans leur stratégie ou leurs process », explique-t-elle. L’étudiante ne s’en cache pas : très sensible à ce sujet, elle n’envisage pas de rejoindre une structure qui ne respecterait pas les valeurs du Développement durable, qui ne ferait pas attention aux conséquences de son activité sur la planète.

« J’ai été rassurée de voir, à travers leurs témoignages, que les entreprises pouvaient avoir un engagement sincère dans ce sens », explique-t-elle, « j’ai aussi apprécié le témoignage de l’explorateur Raphaël Domjan, qui nous a appris qu’il fallait aussi savoir partir à l’aventure dans la vie, que ce sont des expériences qui peuvent ouvrir l’esprit ». Moins sensible aux questions de diversité et d’éthique avant de rejoindre l’école, Charlotte les a, depuis, pleinement intégrées dans son mode de pensée. C’est d’ailleurs sur le thème de la diversité qu’elle a dû, avec son équipe, imaginer un arbre illustrant leur vision de ce thème. « Les cinq continents dessinés, l’empreinte de nos mains sur le carton... nous voulions symboliser la fraternité ! », raconte-t-elle. Avec toute la légitimité d’une équipe qui réunissait des étudiants français et d’autres venus d’Asie et d’Afrique.

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