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L'organisation exponentielle : de la disruption au succès

Publié le 28 octobre 2019, Mis à jour le 28 octobre 2019

Yan-Erik Decorde, ambassadeur et coach de la communauté internationale OpenExO, a tenu son auditoire en haleine pendant une heure trente autour des thèmes de la disruption et de l’entreprise exponentielle. Des sujets qui permettent de comprendre l’évolution globale de la société et du monde de l’entreprise, à travers les innovations constantes et révolutionnaires des systèmes qui régissent le monde du travail d’aujourd’hui et de demain.

Yan-Erik Decorde & Herbert Castéran

Yan-Erik Decorde & Herbert Castéran

Entreprise exponentielle, disruption et « licornes »


Si le terme de disruption semble associé au « Nouveau Monde », sa réalité est pourtant très ancienne. Sur le plan économique, la disruption signifie le bouleversement d’un marché par une innovation aussi fulgurante qu’inédite. Pour illustrer son propos, Yan-Erik Decorde cite l’exemple très parlant de l’écriture : si, très longtemps, l’écriture se faisait à la main, elle a connu une première disruption dès le XVe siècle avec l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, puis une deuxième avec la naissance des rotatives, permettant une diffusion beaucoup plus large. Les dernières disruptions sont apparues avec l’émergence d’Internet, puis plus fortement encore avec l’explosion des réseaux sociaux, dont les journaux actuels sont dépendants à plus de 60% en termes de diffusion.

Et lorsque l’on parle d’organisation exponentielle, c’est pour désigner ces entreprises qui, partant d’une base existante, parviennent à accroître le volume, et de fait, le profit, de manière exponentielle. On appelle « licornes » ces start-up nées dans la Silicon Valley, aux Etats-Unis, qui pratiquent cette stratégie, partent de rien et connaissent une croissance fulgurante qui leur confère une valeur de plus d’un milliard de dollars. Parmi les entreprises qui figurent dans le top 20 des licornes, on peut citer Uber, Airbnb ou encore SpaceX.

 

Cinq principes d’organisation exponentielle


Cette nouvelle économie s’articule autour de cinq grands principes, mis en œuvre par les groupes qui dominent le marché international.

A commencer par l’engagement : il est primordial d’avoir une présence stratégique efficace et active sur les réseaux sociaux, comme c’est bien sûr le cas du géant Facebook, qui contrôle une large part de l’information qui circule au niveau planétaire.

Ces « licornes » accordent également une autonomie sans précédent aux personnels de leurs entreprises. Une pratique déjà largement à l’œuvre chez Intel par exemple, qui laisse ses employés parfaitement libres de gérer eux-mêmes leurs projets et leur temps de travail.

Quant au géant Google, il a choisi d’appliquer le principe d’expérimentation, en prenant le risque d’accorder une large place à l’inconnu pour « essayer ». Car ce n’est qu’en essayant que l’on finit par trouver des solutions et des idées.

Les algorithmes constituent, quant à eux, un élément majeur, à ne surtout pas négliger. Leur utilisation, comme celle qu’en fait déjà la cryptomonnaie Bitcoin, pourrait bien, à plus ou moins court terme, remplacer la part humaine pour « décider » du fonctionnement de l’entreprise et de ses orientations : c’est le principe d’automatisation.

Enfin, l’abondance est également un principe-clé : pour réussir, croître et faire du profit, il faut de la matière, du produit, des clients... Pour parvenir à développer et assurer cette croissance, les licornes vont chercher à externaliser : c’est le cas de l’entreprise Airbnb, qui n’est pas propriétaire des chambres qu’elle propose, mais parvient à créer du profit en mettant ces produits à disposition du public, par le biais de sa plateforme. On pourrait citer également d’autres entreprises, telles que Bla Bla Car, ou encore Uber, qui proposent une utilisation selon ce même principe.
 
 

Agitateurs d’idées et personnel à la demande


Deux vecteurs innovants rendent possible cette évolution : d’une part, le principe immuable selon lequel les idées méritent d’être propagées, et d’autre part, le recours au personnel à la demande. Ce sont là deux façons totalement nouvelles et inédites d’aborder l’économie, mais aussi de repenser entièrement la façon de travailler.

Aussi étonnamment que cela puisse paraître, un tel schéma n’est pas si difficile que cela à mettre en application d’un point de vue technique, comme l’explique Yan-Erik Decorde, qui précise que généralement, « contre toute attente, ce qui pose problème, c’est l’humain, qui a une pensée linéaire et a du mal à sortir de ses schémas de réflexion ». C’est donc bien les mentalités qu’il va falloir faire évoluer, afin de pouvoir développer ces nouveaux modes économiques et sociétaux.

Autrement dit, le monde de demain est déjà à notre porte et pourrait littéralement révolutionner le système tel que nous le connaissons, tant sur le plan économique que dans le monde du travail, et même (voire surtout) la science ! Une prise de conscience vertigineuse, qui effraie tout autant qu’elle rassure sur la capacité d’une planète, que l’on pensait finie, à se renouveler et se régénérer sans cesse, grâce aux innovations… humaines.
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