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François Lutz : de la passion au métier d’arbitre

Publié le 24 juillet 2019, Mis à jour le 24 juillet 2019

Depuis sa promotion au rang de badge de bronze, François Lutz compte parmi les 250 arbitres de tennis les plus gradés au monde. Diplômé du Programme Grande École de l’EM Strasbourg, il s’était donné un an pour devenir arbitre professionnel après la fin de ses études. Trois ans plus tard, le pari s’avère gagnant : il est récemment devenu arbitre international certifié.

Une histoire d’amour au long cours


François se lance en tant qu’arbitre à l’âge de 12 ans. Il enchaîne les tournois, se forme, et accède à des finales prestigieuses. « En 2006 j’étais ramasseur de balles aux internationaux de Strasbourg. En 2007 j’ai passé les tests pour tenir ce rôle à Roland Garros, et en 2008 j’étais juge de ligne sur ce même tournoi. Cette année-là, j’ai participé à la finale Federer-Nadal. C’est l’un des plus beaux souvenirs de ma vie. » À partir du lycée, François Lutz consacre tout son temps libre et une partie de son temps scolaire à l’arbitrage.

L’histoire se poursuit pendant ses études supérieures. À l’EM Strasbourg, il obtient le statut d’étudiant sportif de haut niveau auprès de l’Université. C’est grâce à ce statut qu’il aménage son temps de présence à l’école, en fonction des tournois nationaux et internationaux auxquels il participe.

François passe sa deuxième année de Programme Grande École en Autriche, à l’Université Johannes Kepler Heim. Là-bas, il se rapproche du chef des arbitres. « J’ai arbitré un peu partout en Autriche cette année-là. » Il choisit l’apprentissage en troisième année, avec un contrat d’alternance au sein du cabinet d’experts comptables In Extenso Alsace. « J’étais en charge de la communication et du marketing. Entre les cours et mon contrat d’alternance, j’ai dû réduire un peu mon calendrier sportif. Mais j’ai utilisé tous mes congés et RTT pour participer à quelques tournois. »


Arbitre ou manager, même combat ?


À la fin de ses études, François Lutz rêve de grands espaces et d’international. Plutôt que de chercher un premier poste en CDI, il décide de consacrer un an à sa passion, pour se laisser l’opportunité d’en faire un métier. « En 2016 j’étais arbitre national depuis 6 ans déjà, et le grade international devenait accessible. »

François Lutz est titulaire du M2 du Programme Grande École en spécialité Marketing, avec double diplôme Marketing et gestion d’événement. Le choix de l’arbitrage était-il un revirement complet ? Peut-être pas. « À chaque tournoi, je suis partie prenante d’un événement et je tiens un rôle qui s’apparente à du management. Quand je suis arbitre de chaise, je dois gérer les joueurs, les ramasseurs de balles, les juges de lignes - entre trois et sept sur le court - tout en gardant un oeil sur les coachs et sur le public. Je suis en position de maître d’oeuvre, il s’agit de faire respecter les règles du jeu sans tomber dans l’autoritarisme. »

Par ailleurs, François continue à lire et à se former dans les domaines du marketing, de la gestion d’événements et de la finance. « Si j’avais un conseil à donner à ceux qui veulent vivre de leur passion, c’est de s’investir au maximum dans leur rêve, tout en ayant une solide formation. C’est un gage de sécurité et de liberté. Il est bon de se garder des portes ouvertes. »

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Grades d’arbitrage

Les badges blanc et bronze sont des grades d’arbitrage international. François Lutz a obtenu son badge blanc en 2016 et son badge de bronze en mai 2019. Ce dernier grade est certifié par les différentes instances internationales du tennis, et donc considéré comme professionnel. Le rang le plus élevé - badge d’or - ne concerne actuellement qu’une trentaine d’arbitres au niveau mondial. 
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