Contenu | Menu

Newsroom
Autres sites
Newsroom

Actus du management

La pharmacie au défi du 3.0

Publié le 31 mars 2016, Mis à jour le 18 avril 2016

« La pharmacie évolue, le monde officinal évolue et nos diplômes vont évoluer » expose Marie Henry, directrice de l'Executive management de la pharmacie d'officine de l'EM Strasbourg. Avec Hélène Charrondière, directrice du pôle Pharmacie-Santé de la Société Les Etudes Les Echos, elles revient sur l’"Etude sur la pharmacie digitale", qu’elles ont codirigé.

Smartphones, montres et objets connectés divers proposent le monitoring de nos constantes vitales… Le corps humain devient une interface à l’ère de la santé 3.0. Comment la pharmacie d’officine peut-elle intégrer cette révolution ? Et comment peut-elle faire face à la menace de la grande distribution ?

« En capitalisant sur la valeur ajoutée du pharmacien, conjuguée à la digitalisation des officines »
répondent en substance Marie Henry et Hélène Charrondière. « La pharmacie, comme tous les commerces de détail, devra faire converger les deux canaux de service que sont le web et la présence physique en officine car le client est désormais un internaute multiconnecté».


Une digitalisation encore balbutiante

Si cette stratégie correspond à l’attente d’une majorité de Français, comme le révèle leur enquête, force est de constater qu’à l’heure actuelle, très peu d’officines sont passées à l’ère digitale. Entre 2 000 et 5 000 parmi les 22 000 établissements français possèdent un site-vitrine. Quant à la vente en ligne, on estime à environ 500 le nombre de pharmacies qui ont une activité en e-commerce. La moitié d’entre elles ne vendent qu’un produit par mois. Une proportion qui tombe plus bas encore lorsque l’on considère la vente de médicaments à proprement parler. Moins de 300 officines ont demandé une autorisation de vente en ligne et une dizaine d’entre elles à peine ont une activité significative en la matière.

Les attentes du client-patient

Le champ des possibles apparaît immense en ce qui concerne l’optimisation du merchandising ou de la présence de l’officine sur le Web. Lorsqu’on les interroge sur leurs attentes, les clients-patients plébiscitent la dématérialisation de l’ordonnance, le Click & Connect, réclamé par 60 % des personnes sondées pour le gain de temps qu’il représente. Les écrans permettant aux officines de communiquer plus facilement leurs offres apparaissent par contre « un peu gadget ». Quant à l’e-observance, si elle retient l’attention de 70 % du panel lorsqu’elle concerne les rappels de vaccination, elle est perçue comme « intrusive » lorsqu’il s’agit de rappel de prises de médicaments.

« Le pharmacien est apprécié en tant que professionnel de santé, son expertise est mise en avant et il est considéré comme légitime pour la vente d’objets connectés », ont précisé les conférencières avant de rappeler que « le digital est une voie incontestable de développement du secteur ».

La pharmacie ne peut désormais plus faire l’impasse sur sa digitalisation. Cela impliquera une profonde mutation de l’exercice officinal. « Ce sera également l’opportunité de mettre en place un nouveau modèle économique qui protégera la pharmacie de l’ubérisation » conclue Marie Henry.

Conférence du 3 avril au salon Pharmagora

(Cliquez pour agrandir)















Partagez ! Recommandez !

Liens directs

Suivez-nous

EM Strasbourg Business School
61 avenue de la Forêt-Noire
F-67085 Strasbourg Cedex
PARTENAIRES
  
 
    Nos réseaux              Nos labels
Image de fond

Connexion