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Entreprendre : quand les dirigeants partagent leur vocation et leur quotidien.

Publié le 21 mars 2016, Mis à jour le 5 avril 2016

Sous la houlette de La ruche à projets, le centre entrepreneurial de l’EM Strasbourg, quatre entrepreneurs, hommes et femmes, témoignent du plaisir qu’ils ont à piloter leur entreprise. Un enthousiasme communicatif mais réaliste : il n’exclut ni le stress, ni la solitude, encore moins les inévitables débordements sur la vie privée.

« A travers des témoignages de dirigeants, nous voulons montrer la vie de ces hommes et femmes qui entreprennent, prennent des risques et doivent sans cesse composer avec leur vie privée, mais qui trouvent dans leur entreprise un challenge épanouissant ». Responsable de La ruche à projets, le pré-incubateur de l’EM Strasbourg, Julianne Santoni en est convaincue : la culture de l’entrepreneuriat doit s’apprendre tôt et se transmettre d’entrepreneurs en étudiants. Comme un passage de témoin destiné à garantir la survie d’une catégorie d’individus comme les autres, mais qui ont, un jour, voulu « s’accomplir », comme le disent certains. Paroles d’entrepreneurs.


Virginie Vinet, dirigeante de Lysea, une marque de cosmétique biologique pour jeunes filles, à Saint-Louis (68).

« J’ai décidé de me lancer dans la création d’entreprise après une expérience dans le marketing au Canada, pays où tout est possible pour les entrepreneurs, puis une première activité d’autoentrepreneur en France, où j’accompagnais de jeunes créateurs de produits cosmétiques dans leur marketing. Un jour je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? » Lysea est donc née en 2011. Aujourd’hui, même si c’est dur et que l’on passe par toutes les émotions au cours d’une journée, les sentiments d’accomplissement et d’épanouissement sont très forts. Reste que j’ai un œil permanent sur la trésorerie. Il faut être capable de sacrifices, comme passer après les salariés pour le versement de son salaire, si nécessaire. Lorsque l’on entreprend, il faut aussi accepter d’être accompagné. Réseau Entreprendre, parmi d’autres structures, a été une aide pour nous. Pour le prêt d’honneur bien sûr, mais surtout pour les échanges sans tabou avec d’autres dirigeants. Je n’ai jamais ressenti le fait d’être une femme comme un facteur de discrimination dans mon projet : on est chef d’entreprise avant tout ».


Frédérique Biegun, dirigeante de X.Nov, une entreprise qui crée des implants orthopédiques pour la hanche, à Héricourt (70).

« Une entreprise est quelque chose que l’on a fort en soi, un challenge qui révèle la personne que l’on est dans l’intégralité de ses capacités. Le parcours est encore plus complexe quand on créé quelque chose de nouveau. La suite n’est pas plus simple : chaque année il faut repartir de zéro, aller chercher du chiffre d’affaires, tenir ses engagements. C’est une aventure individuelle et collective dont l’un des plus grands challenges est de créer une équipe opérationnelle et de trouver un mode de fonctionnement intelligent avec ses partenaires financiers. Les accompagnements dont nous avons bénéficié ont été décisifs, notamment celui, à l’époque, d’Oséo, qui nous avait permis de boucler nos premiers plans de financement. X.Nov est une entreprise familiale, codirigée par mon mari, mon frère et moi. Cette mixité est enrichissante pour le fonctionnement de l’entreprise, je pense que les hommes et les femmes ont des points de vue différents, mais complémentaires ».


Frédéric Allemand, dirigeant d’Emosis, start-up experte dans la production de tests simplifiés et rapides de l’hémostase, à Illkirch-Graffenstaden (67).

« Médecin de formation, j’ai travaillé au marketing d’un grand groupe pharmaceutique, avant de rejoindre des startups dans les biotechs et de prendre la direction d’un incubateur d’entreprise. Il y avait une forme de suite logique à ce que je finisse par prendre moi-même le virage de l’entrepreneuriat. C’est une rencontre avec l’un des cofondateurs d’Emosis qui fait qu’un jour je me suis dit : « C’est exactement ce que je veux faire ». Je voulais agir et construire, ce que l’on ne peut pas toujours faire dans les grosses structures. Mais entreprendre, c’est aussi être lucide : savoir jusqu’où l’on peut tenir financièrement, identifier le point de non-retour et savoir revenir sur le marché de l’emploi tant qu’il est encore temps. Après, c’est le grand plongeon… et je vous garantis que ma formation de cardiologue est utile pour gérer le stress de l’entreprise ! Les premières années, même si le produit n’est pas encore commercialisé (c’est notre cas), il est essentiel de participer aux concours : ils permettent d’affiner son projet et son discours ».


Pascal Wespiser, dirigeant de Gezim, une entreprise spécialisée dans l’intérim, recrutement et formation, à Strasbourg.

« La plus grande difficulté pour moi a été de quitter un poste relativement confortable de directeur général d’une grande entreprise, pour reprendre une société beaucoup plus petite dans l’intérim. C’est un choix risqué, que l’on doit partager avec sa famille… Je l’ai fait parce que j’ai toujours considéré que l’entrepreneur était en haut de l’échelle de valeur, plus encore qu’un manager. Je voulais me prouver à moi-même que j’étais capable d’animer une petite structure et de tenter l’aventure de l’entrepreneuriat, où il arrive que l’on puisse avoir plus de dette que de patrimoine… Il faut aussi accepter de s’adapter à l’entreprise que l’on reprend, et pas l’inverse. Et ne pas négliger les soutiens : le réseau APM pour ma part, qui m’a aidé à être un meilleur manager, et le fonds qui m’a accompagné dans la reprise, qui s’est battu à mes côtés lors de la crise de 2009, alors que l’on venait de reprendre. Enfin, je pense que la notion d’homme ou de femme n’a pas sa place quand on dirige une entreprise. L’entrepreneur est, selon moi, asexué ».


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La Ruche à Projets en chiffres








- Création : 2013
- 17 projets d’étudiants incubés et 5 créations d’entreprises en 2013/2014
- 32 projets et 9 créations en 2014/2015
- Déjà 39 projets en 2015/2016

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