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Economie sociale et solidaire : une solution pour les entrepreneurs en quête de sens

Publié le 30 janvier 2017, Mis à jour le 30 janvier 2017

Pour beaucoup d’actifs ou de jeunes diplômés avec un projet de création d’entreprise, renoncer à leurs valeurs n’est pas une option. Fort de ses gages d’humanisme, d’utilité sociale et de respect de l’environnement, le champ de l’Economie sociale et solidaire (ESS) s’impose dès lors à eux. Tour d’horizon et témoignages d’entrepreneurs recueillis lors d’une conférence tenue le 19 janvier 2017 à l’EM Strasbourg, coorganisée par La ruche à projets de l’EM Strasbourg, Pépite Etena et l’Université de Strasbourg.

« Notre idée de départ était simple : nous voulions faire quelque chose pour réduire le gaspillage alimentaire et valoriser des fruits qui n’ont pas le ‘bon calibre’ en les transformant en jus », raconte Séverin Meuillet, cofondateur de Moi, moche et bon, une entreprise née au sein de La ruche à projets, pré-incubateur des étudiants entrepreneurs de l’EM Strasbourg.

En créant Made in Franz, Anne Suply et son mari François ont, eux, pour objectif de favoriser les producteurs locaux de fruits et légumes à travers une épicerie et un restaurant, en leur donnant accès à des clients soucieux des circuits courts et du respect de la saisonnalité des produits. Pour sa part, François Claus, cofondateur de Vit’Activ, une association de ‘sport-santé’, entend rendre le sport accessible à chacun, notamment aux séniors, personnes malades chroniques et aux sédentaires à travers une offre adaptée. « Au-delà de l’aspect sportif, c’est une démarche qui créé également du lien-social intergénérationnel grâce aux groupes que l’on constitue », explique-t-il.

Le point commun entre ces projets ? Ils s’inscrivent dans le cadre de l’Economie sociale et solidaire, tant dans leur forme (Société coopérative d’intérêt collectif, Association…) que dans leur objet. Démarche anti-gaspillage et de proximité avec les producteurs pour le premier, promotion des circuits courts ou encore création de lien social par le sport pour les deux autres… Les dimensions sociale et environnementale sont essentielles pour les porteurs de projets : « Il y a un vrai mouvement de société », confirme Steve Duchène, représentant Alsace Active, « et le renforcement du cadre légal va contribuer à renforcer cet élan. On constate un intérêt croissant dans les écoles de management et de commerce pour ces thématiques ». Selon lui, le rapprochement entre les compétences marketing, financières et commerciales des étudiants en école de commerce et les projets à dimension éthique devrait être « explosif ». Dans le bon sens du terme. Cette dynamique contribuera à l’essor d’une économie centrée sur les individus et l’environnement qui représente déjà 11% de l’emploi salarié en Alsace (10,5% de moyenne nationale).

L’Economie sociale et solidaire pourrait aussi jouer à terme un rôle non négligeable dans la réduction du chômage dans l’Hexagone. « On attend 112 000 départs à la retraite en 2017 dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, 700 000 d’ici à 2020 », rappelle Manon Marquis, chargée de mission à la Cress, Chambre régionale de l’ESS. De quoi ouvrir des perspectives intéressantes pour les jeunes diplômés, d’autant que ce secteur compte aussi de très grandes entreprises (banques, mutuelles…) dans lesquelles les possibilités de carrière sont réelles.

Les caractéristiques d’une gouvernance sociale et solidaire :

  • Une prise de décision démocratique : 1 personne = 1 voix
  • Des profits réinvestis dans le projet de l’entreprise
  • Des réserves financières obligatoires et non partageables

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